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Les chroniques d’Anne-Marie

  • La note américaine de David Grann

    La note américaine raconte un pan oublié de l’histoire des États-Unis, une chronique sanglante où la plus puissante des cupidités réveille chez les hommes des envies de meurtre. Grann nous transporte au tournant du XXe siècle, alors que le peuple amérindien Osage, par deux fois délocalisé par le gouvernement américain, se voit octroyer une terre qui semblait d’abord sans attrait, mais qui s’avère un des plus gros gisements de pétrole du pays. En quelques années, les Osages deviennent millionnaires, ce qui – évidemment – ne fait pas l’affaire de tous.

  • Hôtel Lonely Hearts de Heather O’Neill

    Hôtel Lonely Hearts trace donc le parcours de ces deux êtres lumineux, Rose et Pierrot, en suivant une forme assez classique : ils naissent, tombent amoureux, puis vieillissent et rencontrent de nombreuses embûches qui les éloignent. Chaque événement sort toutefois de l’ordinaire, à commencer par leur naissance on ne peut plus tragique et leur enfance dans la désolation d’un orphelinat. Leur coup de foudre fulgurant et la découverte de leurs remarquables dons pour la scène laissent par la suite présager un avenir qui déjoue les pronostics et attisent de puissances jalousies.

  • Les résolutions littéraires de vos libraires en 2018

    Que liront vos libraires en 2018?

    Faire plus d’exercice. Manger plus sainement. Mieux gérer son portefeuille. Moins regarder la télévision. À chaque année ses résolutions. On essaie de les tenir autant que faire se peut. Les libraires, quant à eux, sont portés à échafauder différents projets de lecture. Certains seront tentés d’explorer des genres littéraires qu’ils connaissent peu tandis que d’autres se fixeront des objectifs de lecture bien précis. 2018 sera sans doute riche de promesses littéraires en tous genre. À quelles lectures se consacreront vos libraires au courant de cette année?

  • Aphélie de Mikella Nicol

    Troublée par la puissance de son désir pour cette femme, Aphélie réévaluera son existence au cours des semaines suivantes en réalisant que sa relation confortable avec Julien ne la satisfait plus. Lorsque s’ajoute à ces angoisses la disparition d’une personne qu’elle croit avoir aperçue un jour auparavant, la narratrice perd ses repères, jusqu’à ériger en symbole cette jeune femme volatilisée. Dès lors obsédée par les segments du téléjournal qui la concernent, Aphélie en viendra à projeter son propre mal-être sur cette inconnue, en fantasmant sur la liberté que lui procurerait, à elle aussi, une fuite délibérée.

  • Maggie Nelson : «Autobiographie d’un procès»

    Trente-cinq après le violent assassinat de Jane Mixer, en 1969, on leur annonce la réouverture de l’enquête, encore irrésolue. Étant donné les avancées technologiques sur l’analyse des empreintes génétiques, des preuves accablent un nouveau suspect, dont le crime présumé avait été imputé jusqu’à présent à un tueur en série assez publicisé à l’époque. Ainsi Une Partie rouge œuvre sous-titrée « Autobiographie d’un procès », retrace d’abord comment l’auteure et son entourage ont vécu ce procès et l’engouement qu’il suscite dans les médias.

  • Catherine Poulain et la fièvre des pêcheurs

    Évoluant aux côtés de personnalités plus ou moins taciturnes, Lili raconte son quotidien : la préparation des filets et des appâts, le nettoyage du pont, les repas rapides, les sommeils encore plus brefs et, évidemment, les séances de pêche souvent ardues. Grâce à une narration très concrète qui se lit presque comme un journal de bord, Catherine Poulain amène son lecteur dans le cœur même de l’action, tout en lui faisant découvrir avec poésie les paysages des côtes de l’Alaska.

  • Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

    Le cœur du récit est ainsi ce procès perdu d’avance, pendant lequel Scout constate l’ampleur des injustices sous-jacentes aux questions de classes et de couleurs de peau. Jusqu’alors insensibles à ces questions puisque leur père leur a inculqué le respect de tous, Scout et Jem seront introduits au monde des adultes, où il existe une forte hiérarchie sociale. Rapidement, ils perdront leur douce naïveté et leur confiance indéfectible en la nature humaine, dans l’impuissance et l’incompréhension, confrontés au sort d’un homme dont le seul méfait aura été de s’être trouvé à la mauvaise place au mauvais moment.

  • Il était une fois un sous-majordome

    9782896942329 Le sous-majordome | Éditions Alto « Il avait toujours trouvé du réconfort dans la mélancolie,… Read more

  • Marée montante ­de Charles Quimper : cosmogonie d’un deuil

    Dans Marée montante, le père d’une jeune noyée trouve refuge dans chaque gouttelette en y voyant autant de petits cailloux laissés par sa fille pour qu’il trouve son chemin jusqu’à elle. Entre les murs de sa maison chargée de souvenirs, il vit à demi, l’oreille qu’on croirait soudée à un coquillage murmurant l’appel obsédant de la mer. Pris peu à peu d’une insoutenable ardeur de naufragé, il décide de construire un voilier pour aller la retrouver. À bord de son rafiot, ballotté par des flots menaçants, il revisitera alors la courte vie de son enfant en faisant de leurs jeux, de leurs rires, la cosmogonie d’un deuil qui transcende les forces de la nature.

  • Fanie Demeule : le corps purgatoire

    À la fois très intime et distancié de sa charge émotionnelle par un morcellement textuel étudié, Déterrer les os oscille entre une apathie et une vigueur rapprochant la narratrice d’un désespoir croissant où le corps est purgatoire, un lieu entre la vie et la mort qui lui rappelle sans cesse les fautes à expier. Grâce à la puissance évocatrice de son style, Fanie Demeule ne peut qu’inviter le lecteur à se noyer avec elle dans un récit – jamais lourd – qui fait entendre les chants de sirène d’une vision toute contemporaine de la beauté féminine.