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Déménagement

Dès le 18 juin, la librairie sera au 1073, route de l’Église, face à la Bibliothèque Monique-Corriveau.

Un aperçu de la rentrée littéraire 2018 aux Éditions Stock

coverzExistant depuis plus de 300 ans, les Éditions Stock font partie des maisons d’édition françaises d’envergure. Elles offrent un catalogue varié, présentant des auteurs confirmés comme des auteurs de la relève. On y apprécie les Philippe Claudel, Sofi Oksanen, Éric Faye, Jean-Louis Fournier… et on y fait des découvertes inattendues, comme l’excellent livre de Camille Laurens, La petite danseuse de 14 ans, que m’avait recommandé mon confrère Bruno il y a quelques mois et que javais adoré.

Une douzaine de livres se retrouvent au programme pour la rentrée littéraire de l’automne. Vous pouvez d’ailleurs en consulter la liste ici afin de satisfaire vote curiosité!

Parmi eux, quelques nouveaux auteurs, dont Judith Sibony qui signe son premier roman, La femme de Dieu. Un livre que j’ai eu plaisir à lire, grâce à une plume simple et invitante. On y rencontre une grande actrice qui semble immunisée face aux traces des années qui passent, dont le mari est metteur en scène et auteur de théâtre acclamé par le public. Ensemble, ils ont eu une fille. Cette dernière se trouve à l’aube de l’âge adulte. Impressionnée par des parents dont la vie revêt une apparence parfaite, elle redoute les choix décisifs qui se présentent à elle. C’est un roman qui explore la peur de ne pas vivre sa vie «comme on le devrait», ainsi que le défi du détachement face aux pressions externes et internes que l’on rencontre inévitablement. On réfléchit également sur les faux-semblants et les apparences, trop souvent trompeuses.

La curiosité m’a aussi porté à lire le nouveau roman de Florence Noiville, Confessions d’une cleptomane. Journaliste au Monde, elle a publié plusieurs essais, biographies, romans et ouvrages de littérature jeunesse. Elle choisit ici d’explorer la pulsion irrépressible du vol chez ceux qui souffrent du trouble pathologique de la cleptomanie. Son personnage, Valentine de Lestrange, est femme de ministre et est sous l’emprise de cette manie incurable. Chaque jour, elle se laisse emporter par les montées d’adrénaline que lui procure son vice. Son insouciance la mènera évidemment dans une impasse… Le roman se clôt de façon rapide et bien qu’il amène quelques intrigues, il manque de profondeur. C’est donc avec une certaine insatisfaction qu’on le referme. Très loin du «portrait d’héroïne hitchcockienne, diabolique et poignante» promis par l’éditeur. Dommage!

Éléna Laliberté

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