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2017

  • Ma revue de l’année

    Nous voilà déjà rendus en décembre et c’est le temps de débuter nos bilans de l’année. C’est pourquoi dans mon dernier texte de 2017 je vous fais un petit palmarès de mes livres favoris de cette dernière année.

  • Michel Bernanos et La Montagne morte de la vie

    Le sable, rouge lui aussi et fin comme de la poudre, signale un biome totalement inconnu, où le végétal côtoie le minéral à la façon d’un fervent son idole. Désorienté, démuni, le duo se détermine à s’enfoncer dans l’abondance verte pour rejoindre les montagnes, dans l’espoir d’y retrouver un environnement plus familier. Dans la succession des jours, le déplacement se ponctue d’inquiétantes découvertes : des plantes carnivores à la sève de sang, une bouche de sable mangeuse d’homme, le bruit lourd d’une respiration sous-terraine et surtout des sculptures anthropomorphes dignes d’un démiurge

  • Thorgal au cœur de la folie

    Le scénario, bourré d’action, de Xavier Dorison s’étend sur 50 planches. C’est la première fois qu’un album de Thorgal dépasse 40 planches. Et pourtant, le récit ne traîne jamais en longueur, les ellipses réussies permettant de faire avancer à fond de train un récit riche en symboles et en péripéties. Quant au génial Rosinski, il poursuit son magnifique travail en couleurs directes, une méthode qu’il utilise depuis le dyptique « La Vengeance du Comte Skarbek ». Pratiquement chaque planche de cet album est saturée de rouge, donnant au travail de ce bédéiste hors du commun une dimension d’une grande puissance symbolique. Retraverser les quarante années depuis que Thorgal est condamné à mort par le roi Gandalf-le-Fou (toute première planche de la série) jusqu’à aujourd’hui nous permet de voir l’évolution et la recherche appliquée de ce grand artiste du 9ème art; un artiste qui se refuse à reproduire constamment la même formule.

  • Marée montante ­de Charles Quimper : cosmogonie d’un deuil

    Dans Marée montante, le père d’une jeune noyée trouve refuge dans chaque gouttelette en y voyant autant de petits cailloux laissés par sa fille pour qu’il trouve son chemin jusqu’à elle. Entre les murs de sa maison chargée de souvenirs, il vit à demi, l’oreille qu’on croirait soudée à un coquillage murmurant l’appel obsédant de la mer. Pris peu à peu d’une insoutenable ardeur de naufragé, il décide de construire un voilier pour aller la retrouver. À bord de son rafiot, ballotté par des flots menaçants, il revisitera alors la courte vie de son enfant en faisant de leurs jeux, de leurs rires, la cosmogonie d’un deuil qui transcende les forces de la nature.

  • COMMENT TIRER PROFIT DE LA LITTÉRATURE GRECQUE – Basile de Césarée

    Au contraire, ce sont les passages qui exhortent à la vertu qu’il exige de conserver et de transmettre, les Grecs s’en étant fait une idée proche de la vertu chrétienne. Basile insiste sur les dangers du corps, à l’instar de Platon qui semble à ses yeux, peut-être, le plus incontournable d’entre eux. Bien qu’il fasse l’éloge d’Homère ou d’Hésiode, c’est en effet les textes philosophiques, pour Basile, qui doivent prioritairement retenir notre attention.