Librairie La Liberté

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Déménagement

Dès le 18 juin, la librairie sera au 1073, route de l’Église, face à la Bibliothèque Monique-Corriveau.

Actualité littéraire

  • une

    Le dernier roi des loups de William Grill

    Entre documentaire et fiction, l’histoire est celle de Lobo le loup, membre d’exception de son espèce qui marquera l’imaginaire collectif de l’Ouest des États-Unis d’Amérique dans la deuxième partie du 19e siècle. Déterminés à erradiquer ces animaux considérés alors comme indésirables, fermiers et éleveurs ne cessaient de traquer Lobo et sa meute dans le but de les tuer. Pourtant, le roi des loups semblait faire preuve d’une ruse sans faille, déjouant tous les plans des hommes. En 1893, un naturaliste anglais nommé Ernest Thompson Seton, également chasseur de loups et dont la famille avait immigré au Canada quand il était petit, entendit parler de la rumeur entourant Lobo, qui peu à peu avait pris des allures de légende. Paré du meilleur équipement, il fit donc de la capture du loup son nouvel objectif.

  • « Petit éloge de l’anarchisme » de James C. Scott

    En tant qu’anthropologue, James C. Scott s’est particulièrement intéressé à l’étude des sociétés agraires et qui n’ont pas de modèles étatiques. Les éditions La Découverte publient d’ailleurs son nouvel opus, Homo Domesticus : une histoire profonde des premiers États, un ouvrage qui semble collé sur ses sujets de prédilection. Pour sa part, Lux en profite pour rééditer son petit livre Petit éloge de l’anarchisme, un essai sociopolitique qui demeure particulièrement rafraîchissant à lire.

  • Ici Londres de Judith Kerr

    Inspiré de l’histoire de son auteure, Judith Kerr, le roman laisse toute la place aux pensées de la jeune Anna sur sa vie de réfugiée, certes, mais surtout sur l’adolescence, la découverte de soi et l’épanouissement dans un monde dirigé par la peur et l’incompréhension. Le personnage d’Anna oscille entre la peur stupéfiante de voir les nazis apparaître au pas de sa porte et celle, naïve, d’un premier amour…

  • cover

    Nick Cave, Mercy on me de Reinhard Kleist

    Honoré plusieurs fois pour son travail, Reinhard Kleist s’est taillé ces dernières années une place de choix sur la scène de la bande-dessinée allemande. Feuilletez son dernier album et vous constaterez de toute évidence pourquoi. Le portrait, dans la maîtrise du trait, est troublant: cheveux électriques, joues maigres, nez arqué, sourcils froncés et des lèvres molles qui traduisent l’insatisfaction, l’écoeurement. Après Johnny Cash et Fidel Castro, Kleist a vraisemblablement choisi un sujet au physique atypique…

  • cover

    Anatèm de Neal Stephenson

    L’automne dernier, la célèbre maison d’édition française Albin Michel a lancé une nouvelle collection mettant en vedette les littératures de l’imaginaire. L’éditeur a de grands projets pour cette nouvelle collection, simplement nommée « imaginaire », car de nombreux genres seront mis de l’avant : la science-fiction, le cyberpunk, l’uchronie, le space opera, le steampunk, la fantasy, le voyage dans le temps et j’en passe. Parmi les premières publications de la collection, un livre a retenu mon attention : Anatèm de l’auteur américain Neal Stephenson. Publié en 2008 en anglais, le roman a remporté l’un des trois plus grands prix de la science-fiction en 2009, soit le prix Locus.

  • Le journal d’Aurélie Laflamme T.9 d’India Desjardins

    Dans le nouveau tome de la célèbre série d’India Desjardins, nous voyons passé Aurélie de l’adolescence à l’âge adulte, ce qui rend la lecture charmante. Aurélie se questionne beaucoup, voir trop, sur de petites banalités. À de nombreuses reprises, nous pouvons être touchés par ce qu’elle vit et par ce qu’elle pense, car nous avons tous connu les mêmes préoccupations à cet âge. Le style d’écriture employé durant tout le roman reste fidèle à l’esprit de la série, tout en gagnant un peu plus de maturité au fil des chapitres.

  • cover

    Calfboy de Rémi Farnos

    Chris et son frère Burt ont réussi un braquage de train, un projet qu’ils ont mis des mois à préparer. Les deux desperados auraient bien de quoi se réjouir si ce n’était que Chris a égaré le butin lors d’une soirée bien arrosée. En effet, ce dernier a décidé, sur un coup de tête sûrement, de l’enterrer… Or, il ne se rappelle plus du tout à quel endroit! Qu’à cela ne tienne : son frère lui donne trois jours pour retrouver le matos. Les péripéties de Chris à travers un Far West digne des images panoramiques de John Ford (j’y reviens un peu plus loin) ne font pourtant que commencer : il fera la rencontre d’un jeune garçon qui décide de l’engager pour se débarrasser d’un hors-la-loi du nom de Sam Montonay. Voleurs de chevaux, indiens et fusillades font partie des clichés du western que Rémi Farnos va explorer avec humour au cours de cette aventure.

  • Emma-photo

    Les chants du large d’Emma Hooper

    « Elle s’appuya contre le vent et il s’appuya contre elle, et là, là, à la lisière du vent, elle entendit quelque chose. Une chanson. Une sirène. » C’est dans cet esprit que se déroule le roman Les chants du large d’Emma Hooper. L’auteure y présente une escapade entre la mer, les vents, la glace et les chants des marins attendant que les poissons se prennent à leurs filets. L’homme et la nature dépendent peut-être l’un de l’autre, mais il ne peut s’appuyer sur elle éternellement.

  • pheonix

    «Tu n’as jamais été vraiment là» de Jonathan Ames

    L’adaptation remarquée de la nouvelle de Jonathan Ames, Tu n’as jamais été vraiment là, par Lynne Ramsay, enjoignit récemment les éditions Gallimard à rééditer cette jolie petite pièce de littérature. Sa simplicité est appréciable : Joe, tour à tour Marine, agent du FBI et homme de main, est mandaté d’exfiltrer d’un réseau de prostitution juvénile la fille d’Albert Votto, sénateur d’Albany. Pour ce faire, Joe devra affronter plus d’un imprévu, mettant à l’épreuve ses ressources stratégiques et tactiques et sa capacité d’adaptation. Du reste, la personnalité de Joe peut paraitre convenue ; un homme solitaire et taciturne à la psyché rompue par les coups d’un père violent (ex-Marine comme lui) ayant renoncé à l’amitié et à l’amour, si ce n’est l’amour filial et très discret qu’il porte à sa mère.

  • photo_auteur

    After de Jean-Guy Forget

    After fait partie de ces romans qui décortiquent l’« art d’aimer ». L’auteur y traite des relations passant du virtuel au réel, de l’amour à la haine, qui impliquent l’amour entre deux ou plusieurs personnes. Dans ce récit autofictionnel, Jean-Guy Forget nous fait vivre les montagnes russes de sa vie personnelle, dans ce chaos plus ou moins structuré de différents amours, de drogues et de fêtes arrosées. Nous passons d’un évènement à un autre, tout s’entrechoque. Le doute et les remises en question sont constants.L’écriture est pour lui un moyen de se débarrasser d’un surplus d’incompréhension, car, à défaut d’être compris par les autres, il tente de se comprendre lui-même en transposant ses états d’âme dans son récit.

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